• Les jours et les nuits se suivent et se ressemblent
    En plein cœur de Paris où les pièces s'assemblent
    Le puzzle de la vie prend forme et l'on devine
    Les monstruosités qu'il cache dans ses abîmes.

    Je manque de sommeil, je manque de temps aussi
    Je manque à ceux qui m'aiment, mais pourtant moins que lui
    Qui dans le froid blafard et sous la lune pleine
    A rencontré la Mort et plongé dans la Seine.

    Ainsi se font les vies, s'éteignent les destins
    Quand se mêlent folie, fureur et blanc matin,
    Traces abandonnées qu'avez-vous à nous dire ?
    Qu'entendues enfin nous puissions de nouveau rire...






    En dérangement....

    Trop de travail...

    Pas assez dormi...

    Idées occupées ailleurs...

    Semaine prochaine en vacances à Narbonne
    (enfin, si on peut appeler ça des vacances)...

    Retour début juin...

    Mais si j'ai 3 minutes, je passerai vous lire sans commenter...





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  • Il y a des jours où je me demande

    si je ne serai pas en train de

    poèter plus haut que mon Q.I. !



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  • Mes jambes engourdies tout à l'heure me menèrent
    Au jardin des Tuileries, pour une balade en vers

    Paris est belle ensoleillée
    et dans ses rues j'y ai croisé

    des bouquinistes sur les quais de la Seine
    des portraitistes qui vous croquent sans haine

    une pyramide de verre encerclée de badauds
    absorbant la matière pour leur album photo

    une foule grouillant de sentiments
    déambulant sans but un midi de printemps

    des enfants turbulents qui courent, chantent et rient
    inconscients de ce temps qui file sous leurs cris

    des escaladeurs de statues
    des déjeuneurs sur l'herbe les pieds nus

    des midinettes qui bronzent sous le soleil d'avril
    faisant fi du dicton en retirant leurs fils

    des vieux beaux qui posent leurs nasses
    pour ajouter un lot à leur tableau de chasse

    des couples adolescents qui naviguent en goguette
    et vivent sur les bancs leurs premières amourettes

    au détour d'un bassin il y avait deux mamies
    qui protégeaient leur teint sous deux grands parapluies

    au pied de l'Obélisque, des cars de japonais
    admiratifs du phallique objet

    des CRS en faction devant l'hôtel Meurice
    privilège d'un grand peut être ou d'un jocrisse

    un cadeau de Brad Pitt et Angelina Joly
    clin d'œil derrière la vitre d'une librairie

    des boules à neige emprisonnant la tour Eiffel
    des terrasses accueillantes pour la clientèle

    un car du troisième âge traversant le Pont Neuf
    un intellectuel chevelu comme un oeuf

    Sur l'île de la Cité, attention, je me blesse
    Ouf ! Non, j'ai évité le palais de justesse...

    (moui, je sais... mais après une telle balade pédestre,
    comment éviter un jeu de mot laid...)




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  • Les porte refermées où se taisent des secrets,
    Enfouis, bien cachés, issues trop bien verrouillées
    Qui parsèment ton cœur de serrures compliquées,
    Barricades farouches dont tu as jeté les clés.

    C'est au petit bonheur qu'avec mes pauvres mains
    Je tâtonne, j'essaie, je cherche, je fais le malin.
    En guise de rossignol, mes sentiments pour toi
    S'introduisent au cœur de tous tes cadenas.

    Parfois j'entrouvre un huis qui grince, hurle et gémit,
    J'y envoie du soleil s'y battre avec tes nuits,
    Parfois ma lumière gagne me donnant du répit,
    Parfois elle revient, piteuse, vers la sortie.

    Pas d'ordre, pas de logique, jeu de hasard pervers.
    Rien ne va plus : un coup tu gagnes, un coup je perd !
    Au creux de toi des mots que tu ne sais que taire
    Et mes paroles en flots se perdent dans les airs...



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  • Nous nous sommes perdus entre les tours de verre
    Que le destin fait naître et fleurir au hasard
    Et parmi les cristaux, en cherchant la lumière
    Le dépoli de l'ombre a voilé notre histoire.

    Nos vies n'ont de commun que ces murs de silice
    Que j'aimerai briser, pour rompre le silence
    Pour te dire que je t'aime, pour te dire que j'existe
    Mais tu me poignardes à coups d'indifférence.

    Dans les lumières bleutées de la lueur diffuse
    Qui filtre sur ma vie, soleil évanescent,
    Je cherche mon chemin dans ce brouillard qui m'use,
    Au cœur du labyrinthe se cache le néant.

    Je me vois invisible, traversant ton regard,
    Simple passant dans la foultitude de tes jours,
    Où d'autres s'y agitent, moi j'y suis en retard
    Mais peut-on immobiliser le temps qui court.

    Tu glisses sur mon ombre à grandes enjambées,
    Portée vers un destin où je suis un paria
    Charnelle indifférence enveloppée de fumée
    Tu piétines mon ombre et tu ne me sais pas...


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