• L'Amour est une étincelle qui jaillit au contact de deux cœurs qui se frôlent, comme jadis nos ancêtres faisait un feu qui réchauffait toutes les âmes présentes...

    L'Amour est la légère brise qui fait s'éclaircir un ciel ennuagé de grisaille quotidienne...

    L'Amour est le picotement d'un rayon de soleil malicieux sur deux peaux qui se complètent...

    L'Amour est le regard qu'échangent deux émotions qui se rencontrent et se reconnaissent...

    L'Amour est une présence intemporelle sublimée de ces absences improbables...

    L'Amour est de partout et de toujours...

    L'Amour est sans prix et nul ne peut l'acheter...

    Alors arrêtez d'essayer de nous le vendre !!!

    Il n'est pas besoin d'un jour particulier pour dire « Je t'aime »

    Il suffit d'un regard,
    d'un sourire,
    d'un clin d'œil,
    d'une main posée sur une joue,
    d'un baiser sage sur le front,
    d'un bisou coquin dans le cou,
    d'un prennage dans les bras,
    d'une tête sur une épaule,
    de dix doigts dans les cheveux,
    d'une mimique qui fait rire,
    d'un air grave qui comprend,
    de quatre lèvres qui se cherchent,
    de deux bouches qui se trouvent,
    de deux langues qui se mêlent,
    de deux langues qui s'emmêlent,
    de deux cœurs qui se démènent,
    de deux corps qui s'appellent,
    de deux êtres qui succombent,
    de quatre mains qui jouent,
    de milles frissons qui parcourent,
    d'une multitude de sensations,
    d'un jeu qui se prend au sérieux du déraisonnable,
    d'un voyage sans cesse recommencé,
    d'un éclair simultané,
    de deux soupirs qui coïncident,
    de deux têtes qui se rejoignent sur un oreiller,
    de deux respirations qui s'apaisent,
    de deux mains qui se prennent,
    de corps qui se lovent l'un à l'autre,
    de « bonne nuit les petits » qui tintanibulent,
    d'un oiseau matinal,
    d'une douce chaleur,
    d'une odeur de café,
    d'un mot doux dessiné sur le beurre du p'tit déj,
    d'une pâquerette cueillie sur le chemin,

    de mille autres choses encore... 

    et tout recommencer, en inventant de nouvelles manières et sans respecter aucun ordre....

    Illustration : Jean-Michel Loric - www.artweb-market.com


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  • Pas le temps pour ici et pourtant envie de lui dire que le temps fait pas...

    Le temps grignote chaque grain du sablier et avale chaque seconde d'une vie...

    Le temps est compté alors que, dans le même temps, des hommes et des femmes dépensent le leur sans compter...

    Le temps défile et l'espoir fait vivre mais au fil du temps l'espoir s'amenuise...

    Le temps est une pieuvre car le temps t'accule...

    Il n'est pas simple de disperser son encre obscure pour y voir plus clair...

    Vivement que reviennent ces moments d'amour que le temps dresse entre les membres d'une famille...

    Et que sonne le temps du repos et de l'apaisement pour que mes pensées puissent de nouveau prendre le temps d'harmoniser les mots de mon esprit pour vous les faire partager ici...

    See you soon... dès que possible


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  • Les synonymes sont de faux amis :

    si vous dites à une femme

    " Tu m'enivres " ou " Tu me saoules ",

    la réaction de celle-ci sera forcément différente...


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  • Une dédicace pour quelqu'un qui, comme moi, n'apprécie pas beaucoup les faussaires...

    Le texte est de Georges Brassens...

    Se découpant sur champ d'azur
    La ferme était fausse bien sûr,
    Et le chaume servant de toit
    Synthétique comme il se doit.
    Au bout d'une allée de faux buis,
    On apercevait un faux puits
    Du fond duquel la vérité
    N'avait jamais dû remonter.

    Et la maîtresse de céans
    Dans un habit, ma foi, seyant
    De fermière de comédie
    A ma rencontre descendit,
    Et mon petit bouquet, soudain,
    Parut terne dans ce jardin
    Près des massifs de fausses fleurs
    Offrant les plus vives couleurs.

    Ayant foulé le faux gazon,
    Je la suivis dans la maison
    Où brillait sans se consumer
    Un genre de feu sans fumée.
    Face au faux buffet Henri deux,
    Alignés sur les rayons de
    La bibliothèque en faux bois,
    Faux bouquins achetés au poids.

    Faux Aubusson, fausses armures,
    Faux tableaux de maîtres au mur,
    Fausses perles et faux bijoux
    Faux grains de beauté sur les joues,
    Faux ongles au bout des menottes,
    Piano jouant des fausses notes
    Avec des touches ne devant
    Pas leur ivoire aux éléphants.

    Aux lueurs des fausses chandelles
    Enlevant ses fausses dentelles,
    Elle a dit, mais ce n'était pas
    Sûr, tu es mon premier faux pas.
    Fausse vierge, fausse pudeur,
    Fausse fièvre, simulateurs,
    Ces anges artificiels
    Venus d'un faux septième ciel.

    La seule chose un peu sincère
    Dans cette histoire de faussaire
    Et contre laquelle il ne faut
    Peut-être pas s'inscrire en faux,
    C'est mon penchant pour elle et mon
    Gros point du côté du poumon
    Quand amoureuse elle tomba
    D'un vrai marquis de Carabas.

    En l'occurrence Cupidon
    Se conduisit en faux-jeton,
    En véritable faux témoin,
    Et Vénus aussi, néanmoins
    Ce serait sans doute mentir
    Par omission de ne pas dire
    Que je leur dois quand même une heure
    Authentique de vrai bonheur.


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  • Qui suis-je ?

    Je ne suis rien.

    Rien qu'un petit grain de sable perdu parmi tant d'autres, sur les plages de l'univers aux confins des planètes de l'émotion.

    Je me fais rouler par les vagues qui parfois, lors des grosses marées, m'entraînent un peu au large, me maintiennent la tête sous l'eau et me font boire la tasse d'une mer trop salée qui me pique les yeux, la gorge et le cœur.

    Si je tourne le regard, je peux apercevoir les gros rochers, là-bas, inaccessibles. Je les vois se faire drosser par les vagues, fouetter par les algues, refroidir par le vent, envahir par les coquillages parasites. Je n'envie pas leur sort et pourtant, inamovibles, ils traversent le temps avec sérénité. Rien ne peut les atteindre, ils semblent intouchables. Immobiles, solides... comme des rocs.

    Ailleurs, plus près de moi, je rencontre parfois quelques galets. Bien ronds, bien polis, bien lisses. Jamais ils ne donnent de prise à quelques maux que ce soit. Ils sont là qui déambulent, confiant de toujours revenir parmi leurs frères au sein de la grève protectrice, si peu perturbée par le ressac.

    Tout proches d'eux, mes amis les cailloux. Du sable comme moi, juste un peu plus établi dans la vie. Juste un peu moins insignifiant. Chahutés au cours de leur existence, ils ont parfois de drôle de trombines. Tortueux, leurs arrêtes tranchantes ressemblent à une armure pour se défendre des briseurs de rêves.

    Et pourtant...

    Les gros rochers parfois se font forer et exploser, au bon soin de monsieur Nobel...

    Les galets se retrouvent loin du rivage, exposés en bel alignement sur les étagères de nostalgiques...

    Les cailloux s'envolent en ricochets sur les flots, naissant d'une main plus ou moins habile et terminent leur course au fond des abîmes...

    Et moi, le grain de sable ?

    Je fais rêver les enfants en devenant château peuplé de chevaliers imaginaires à la grandeur d'âme exemplaire.

    Je fais passer le temps d'un bord à l'autre du sablier en rythmant votre destinée.

    Je peux, à moi tout seul, gripper l'engrenage d'une formidable machine bien plus élaborée que moi.

    Et puis, le rôle que je préfère, c'est lorsque je te fais une place de choix au bord de l'océan.

    Lorsque j'épouse avec conscience la moindre courbe de ton corps alangui qui sous les rayons du soleil cherche à se parer de couleur qui donnent envie de te croquer.

    Quand, tout en sensualité, je glisse en cascade dans l'alcove de tes seins, dans le creux de tes reins.

    Lorsque je caresse ta peau. D'ailleurs, je crois bien que tu m'aimes aussi un peu, puisque je t'ai déjà surprise à laisser tes mains vagabonder sur moi, alors que ton regard se perd dans l'immensité de l'horizon...

    Alors, je plains les rochers, les galets, les cailloux qui ne connaissent pas cette ivresse.

    Je ne suis rien.

    Rien qu'un petit grain de sable, perdu sur le grain de ta peau.

    Et c'est très bien comme ça.

     


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