• Clin d'oeil

    Une dédicace pour quelqu'un qui, comme moi, n'apprécie pas beaucoup les faussaires...

    Le texte est de Georges Brassens...

    Se découpant sur champ d'azur
    La ferme était fausse bien sûr,
    Et le chaume servant de toit
    Synthétique comme il se doit.
    Au bout d'une allée de faux buis,
    On apercevait un faux puits
    Du fond duquel la vérité
    N'avait jamais dû remonter.

    Et la maîtresse de céans
    Dans un habit, ma foi, seyant
    De fermière de comédie
    A ma rencontre descendit,
    Et mon petit bouquet, soudain,
    Parut terne dans ce jardin
    Près des massifs de fausses fleurs
    Offrant les plus vives couleurs.

    Ayant foulé le faux gazon,
    Je la suivis dans la maison
    Où brillait sans se consumer
    Un genre de feu sans fumée.
    Face au faux buffet Henri deux,
    Alignés sur les rayons de
    La bibliothèque en faux bois,
    Faux bouquins achetés au poids.

    Faux Aubusson, fausses armures,
    Faux tableaux de maîtres au mur,
    Fausses perles et faux bijoux
    Faux grains de beauté sur les joues,
    Faux ongles au bout des menottes,
    Piano jouant des fausses notes
    Avec des touches ne devant
    Pas leur ivoire aux éléphants.

    Aux lueurs des fausses chandelles
    Enlevant ses fausses dentelles,
    Elle a dit, mais ce n'était pas
    Sûr, tu es mon premier faux pas.
    Fausse vierge, fausse pudeur,
    Fausse fièvre, simulateurs,
    Ces anges artificiels
    Venus d'un faux septième ciel.

    La seule chose un peu sincère
    Dans cette histoire de faussaire
    Et contre laquelle il ne faut
    Peut-être pas s'inscrire en faux,
    C'est mon penchant pour elle et mon
    Gros point du côté du poumon
    Quand amoureuse elle tomba
    D'un vrai marquis de Carabas.

    En l'occurrence Cupidon
    Se conduisit en faux-jeton,
    En véritable faux témoin,
    Et Vénus aussi, néanmoins
    Ce serait sans doute mentir
    Par omission de ne pas dire
    Que je leur dois quand même une heure
    Authentique de vrai bonheur.


  • Commentaires

    1
    Lundi 16 Janvier 2006 à 10:33
    The other side of holy wood...
    C'est un pays magique ou l'on rie et l'on danse Où les lutins pullulent au sein des bois denses Il y fait beau souvent et la chaleur est douce Chaque graine semée donne une fleur qui pousse. Mais c'est l'étrangère de l'île Son seul pays c'est « Nombril-Ville ». Pourtant le ciel est beau, les enfants enchantés Aucune maladie, joie et bonne santé Les gens y semblent heureux tous beaux et souriants On y laboure les champs tous les jours en chantant. Mais elle s'en fout, c'est pas chez elle Elle est acariâtre et pas belle. Lorsque le soleil choit offrant son rayon vert On allume des feux, on y prend le bon air On s'étreint, on s'enlace, on se dit que l'on s'aime Et las de tant de grâces, on s'endort sans problème. Mais elle y croit pas la mégère Son lot c'est colère et chimères. Une nuit ou tous dormaient d'un sommeil profond Elle a marché jusqu'à la ligne d'horizon Et en se retournant elle a vu le décor L'envers du faux bonheur, carton-pâte et faux ors. Alors depuis seule et honnête Elle les hait d'être aussi bêtes.
    2
    Lundi 16 Janvier 2006 à 11:23
    la vérité
    est parfois très loin...derrière les décors les plus inimaginables, Spleen...bonjour et mon amitié.
    3
    Lundi 16 Janvier 2006 à 12:17
    Histoire...
    de faussaires [trafiquants d'âmes]... Tiens tiens. Joli clin d'oeil ,-). Bisous ici, déjà faits là bas :-)
    4
    Lundi 16 Janvier 2006 à 12:26
    Lune
    Le texte est très joli, mais il me semble que ton regard est tourné vers l'amer... Bises
    5
    Lundi 16 Janvier 2006 à 12:29
    Volcane
    La vérité est ailleurs... ça me dit quelque chose ;-)) Toue vérité n'est pas bonne à dire, elle peut avoir des éclats tranchant qui lacère, alors que parfois, le silence la sert... Amitiés
    6
    Lundi 16 Janvier 2006 à 12:31
    N.e.w
    Joli "trafiquants d'âmes" ! Que puis-je argumenter ??? :-( Bisous
    7
    Lundi 16 Janvier 2006 à 12:33
    :-)
    ... ... ;-) Bisous et grand sourire
    8
    Lundi 16 Janvier 2006 à 17:12
    tranchant
    de la lame...ou lanière qui lacère...J'aime assez tes images pour décrire la vérité. Sortie de la Caverne platonicienne il y a 10 ans, je la regarde en face quelle que soit sa douleur.
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