• L'été...




    Je cherchais quelques rimes quand elle m'est apparue
    Cette beauté qui signe un seize de la rue
    Elégante, exotique, sortie des « Fleurs du mal »
    Des fumées baudelairiennes, un amour marginal
    Juste derrière l'épaule un tatouage digne,
    Malheur à qui me frôle je suis comme suis,
    Je suis comme je suis plaisir à qui me prend
    Et dans ce jeu de rôle, je te veux maintenant.

    L'été était nu sur la plage et cet amour sauvage
    Profondément marqué
    Marqué, par un été torride
    Septembre semble vide
    Vide et désespéré...

    Un été sans sommeil jusqu'à la déchirure
    Le ciel noir et la mer à jamais confondus
    Je pourrai dessiner toute ta chevelure
    Papillons bleus et noirs de tes mèches tordues
    Mais la foudre est tombée et j'en garde la brûlure
    Et ce poignard de nacre dans la plaie qui me tue
    Tes lèvres entrouvertes épuisent cette blessure
    Où l'amour et la mort se mêlent "soniador"

    L'été était nu sur la plage et cet amour sauvage
    Profondément marqué
    Marqué par un été torride
    Septembre semble vide
    Vide et désespéré...

    Je suis comme je suis malheur à qui me prend
    Malheur à qui me frôle attention si je mens
    Où l'amour et la mort se mêlent "soniador"


    Bernard Lavilliers



  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Novembre 2006 à 10:36
    ...
    Superbe photo...
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