• Mélancolie,

    En brume vaporeuse qui descend sur mon cœur

    Tu t'installes insidieuse en un hiver langueur.

    Il neige sur mes jours qui furent parfois meilleurs.

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    Mélancolie,

    Tes pas sont dans mes traces, ta piste suit la mienne

    Tu te veux comédie mais tu es tragédienne

    Faisant grossir le lit du ruisseau de mes peines.

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    Mélancolie,

    Ton étreinte de glace noircit mes souvenirs

    Tu pièges dans ta nasse et mes joies et mes rires

    A la pensée tenace des maux de ton empire.

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    Mélancolie,

    Je fixe sans les voir les années qui défilent

    Croisant tes avatars, tes costumes habiles,

    Tes improbables histoires, larmes de crocodile.

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    Mélancolie,

    Comtoise qui martelle avec application,

    Le rythme de ma vie, mes déambulations.

    Tes aiguilles sourient avec délectation.

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    Mélancolie,

    Où sont mes amours mortes ? Et celles à venir ?

    Pourquoi le vent m'emporte-t-il sans s'affaiblir

    A des années lumière des cœurs où me blottir ?

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    Mélancolie,

    Transformiste étonnante, experte en illusion,

    Tu as fait de ma vie un parcours d'émotions

    Qui ne furent pourtant jamais à l'unisson.

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    Mélancolie,

    Je me suis épuisé, las de ces décalages

    Tes ruses ont sur mon cœur causé bien des dommages,

    La joie a levé l'ancre, me laissant au mouillage.

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    Mélancolie,

    Chimères que tu fis naître, histoires inachevées,

    Passion sans réciproque, désirs inavoués,

    A deux, mais solitaire, sans réciprocité.

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    Mélancolie,

    Au loin le jour se lève, je sens le vent qui glisse,

    Je rêve du silence en éternel complice

    Capable d'arrêter le cycle des éclipses.

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    Mélancolie,

    Les sillons de ma vie, creusés sur mon visage

    Se remplissent de pluie aux larmes de passage,

    Mes paupières se referment, jusqu'au prochain orage...

     

     


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  • Je l'ai croisée un jour près du marché aux puces

    Où je me faisais un saut, histoire de me fringuer

    Un gramophone jouait de fausses chansons russes

    Sur un rouleau grinçant comme un portail rouillé

     

    Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose

    Et pourtant sans savoir pourquoi je l'ai suivie

    Tu hésites un moment, tu n'oses pas puis tu oses

    Un moment de culot va bouleverser ta vie

     

    Porte de Clignancourt, un café sous la flotte

    Elle s'était acheté du tabac à rouler

    J'n'ai su que plus tard que c'était sa marotte

    On se défoule comme on peut se défouler

     

    Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose

    Voulez-vous prendre un verre, un pastis, deux alors?

    Souvent les grands méfaits ont de petites causes

    On a pris l'apéro, le repas dure encore, et encore, et encore

     

    Depuis, de temps en temps on reprend l'autobus

    Le cent-soixante-six, direction Clignancourt

    Et on va faire un tour dans ce marché aux puces

    Où j'm'en veux tellement d'être allé faire un tour

     

    Elle n'a plus l'air de rien, moi je n'suis pas grand-chose

    L'habitude nous sert de ciment quotidien

    Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent

    On est presque content de partir le matin

     

    Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent

    On est presque content de partir le matin

    Et nos vies se sont faites à leur métamorphose

    Elles n'étaient pas grand-chose, elles n'ont plus l'air de rien

     

    Joe Dassin

     


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  • Il subsistait dans la lumière

    Des fragrances de sa peau

    Comme un sirop au goût amer

    Dont le vide se faisait l'écho.

     

    Le soleil noir se déformait

    A la rencontre des persiennes

    Ayant abrité nos secrets,

    Ayant murmuré nos antiennes.

     

    Les draps conservaient de son corps

    La silhouette presque irréelle,

    Pour souligner dans le décor

    Une présence sensuelle.

     

    Les résonances de ses soupirs

    Dansaient des valses hypnotiques

    Comme pour venir adoucir

    Un renouveau hypothétique.

     

    La serrure barricadée

    Me lorgnait, narquoise et cruelle.

    Plus jamais Elle ne passerait La porte,

    aux lueurs des chandelles.

     

    Ne restera que sur mon cœur

    Le dessin de ses lèvres chaudes,

    La cicatrice d'un bonheur

    Que nous vivions tous deux en fraude.

     

     


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  • Lassitude,

    Lorsque le corps se vêt en parure d'habitudes

    Quand l'Amour s'assoupit en une douce quiétude

    Mon esprit vagabonde sous d'autres latitudes

    Pour vivre à vos côtés d'érotiques interludes...

     

    Alanguie,

    Je vous retrouve là, au creux de votre lit.

    Je ne suis jamais las de votre corps exquis

    Que j'aime à recouvrir de baisers imprécis

    Qui partent assouvir vos trésors, vos folies...

     

    Vaporeuses,

    Mes lèvres vagabondent sur votre peau laiteuse

    Comme parcourant le monde en routes merveilleuses,

    Appliquées à la tâche, se voulant consciencieuses,

    Vous laissant augurer ma langue, la danseuse...

     

    Libertine,

    Vous réclamez sans cesse la touche masculine,

    Mettant fin au prélude de ma bouche taquine,

    Mais j'aime ces caresses qui vous rendent féline

    Comblant mon appétit, gonflant votre poitrine...

     

    Callipyge,

    De votre anatomie découvrant les prodiges

    Le galbe de vos jambes me donne le vertige,

    Votre chute de reins, créée pour la voltige,

    Fait de moi envers vous, Madame, un homme lige...

     

    Indocile,

    Votre corps réagit à ces émois tactiles,

    Le souffle raccourci, les soupirs volubiles,

    Le sexe réceptif à mes baisers subtils

    De toute réalité vous fait perdre le fil...

     

    Délicat,

    Je m'attarde un instant sur la soie de vos bas,

    Avant de revenir, appliqué, aux ébats

    Au centre de vos cuisses, à la place de choix

    Où ma langue se glisse poursuivre les débats...

     

    Haletante,

    Vos mains dans mes cheveux se veulent gouvernantes,

    Ni assez, ni trop peu, vous êtes négociante,

    Sous ma bouche reptile, vous êtes ondoyante,

    Entretenant le feu qui brûle à votre ventre...

     

    Démonstrative,

    Vous vous laissez happer, délicieuse dérive

    Par cette jouissance, ultime, définitive,

    Vous avouant vaincu devant mon offensive

    Qui vous laisse repue, satisfaite et lascive...

     

    Patienter,

    Maîtresse imaginaire, j'aime à te retrouver,

    Pour ces moments fébriles d'intense volupté

    Te croiserais-je un jour, permets moi d'espérer,

    Nous n'aurons de commun que ces instants secrets....

     

     


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  •  

    Le bonheur de l'Homme est sur le dos d'un cheval,

    dans les pages d'un livre

    et dans les bras d'une femme.

     

    Proverbe arabe

     

    Une autre façon de dire que l'Homme a besoin

     

    d'Aventure,

    de Savoir

    et d'Amour...

     

     


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