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    Au début de l’année, « on » nous a promis « des primes ».

     

    Je viens de comprendre qu’il fallait entendre « déprime »…

     


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    La ville passe et court, je m’y sens étranger.

    Voyeur, contemplatif, spectateur malgré moi

    De la marée humaine, froide et toujours pressée,

    Indifférente aux autres et repliée sur soi.

     

    Au fond de leurs pupilles, l’agressivité

    En un rempart ultime referme à double tour

    Tout essai déjà vain, toute velléité

    D’établir un contact par un simple « Bonjour. »

     

    Silhouettes filantes, marée d’indifférence,

    Gavés de certitudes, ils avancent pressés

    Regardant leurs nombrils avec pour évidence

    Que c’est autour de lui que la Terre doit tourner.

     

    La détresse, la souffrance, l’angoisse, la pauvreté

    Sont de lointains concepts au parfum repoussant.

    Vite, toujours plus vite, le temps leur est compté

    Pour mourir sans panache, égoïstes et contents.

     

    Mais parfois une fleur éclot sur le pavé,

    Fertile nourriture que leur indifférence.

    Avec délicatesse, irradiant de bonté

    Elle sourit alentours de toute sa bienveillance.

     

    Peut être, avec bonheur, aura-t-elle le temps

    De quelque bonne action, de générosité

    Avant que par la foule, marchant, trottant, courant

    Elle ne disparaisse, mais… a-t-elle existée ?

     

    Pas même le temps pour moi d’esquisser un seul geste,

    Noyé dans la cohue, je me sens impuissant,

    Désarmé, incapable, imbécile et, du reste,

    La foule m’emporte au loin comme un vaste océan.

     

    Suis-je si différent des ombres qui m’entourent ?

    Ai-je en moi la puissance de pouvoir résister ?

    Ou est-ce que je sombre, piano, jour après jour

    Sans même m’en rendre compte, sans même me voir plonger ?


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    -          Bonjour, ça va ?

    -          Non.

    -          Moi aussi, je vais bien…bla bla bla

     

    J’adore les habitudes des conventions sociales…

     


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    Il est minuit en d’ssous de zéro

    Sur le thermomètre du temps

    Est-ce encore un matin de trop ?

    Une aube grise, soleil glaçant.

     

    Rien ne vient réchauffer ma peau.  

    Rien ne vient liquéfier mon sang.

    Un viscère donne le tempo,

    Mon cœur n’a plus l’âme d’antan.

     

    Ces jours qui se ressemblent trop,

    Ne font plus se lever les vents,

    Les nuages sont bien trop hauts

    Pour contempler le bleu d’avant.

     

    Les doigts magiques de Django

    Plaquent des accords désarmants :

    Une mélopée de fado

    Sonne aux guitares des gitans.

     

    L’hiver, planté comme un couteau,

    Vient assassiner le printemps.

    Les saisons de ma météo

    Sont déréglées sur le cadran.

     


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