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    Dans les vapeurs d’absinthe, en attendant l’Absente

    Je ruse, esquive et feinte, pour mieux tromper l’attente.

    A mes amours défuntes, aux parfums de l’amante,

    J’adresse ma complainte, solitaire tourmente.

     

    Images en demi-teinte, la mémoire me hante

    Révélant ses empreintes sur ma peau suppliante,

    Tortures de la Sainte, en prières obsédantes

    Je souhaite l’étreinte et ses caresses ardentes.

     

    Sous les flammes éteintes la Passion s’impatiente,

    Ses gémissements tintent, ritournelle obsédante,

    Danseuse sur les pointes, sarabande insolente

    Sur mon cœur la contrainte d’une larme impudente.

     

    L’ivresse qui m’éreinte dilapide mes rentes,

    Noyant un peu mes craintes, mes errances harassantes.

    Chaque jour me désappointe, pour oublier je chante

    Aux destinées disjointes, aux vies tourbillonnantes.

     

     


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    Je voudrais que la Terre s'arrête

    pour descendre.

     

    Serge Gainsbourg


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  • Là-bas,

    à l’opposé de l’hémisphère,

    peut être pas si loin, mais bien trop loin quand même.

     

    Là-bas,

    le ciel se fond avec la mer,

    se mêlant en étreinte comme les mots des poèmes.

     

    Là-bas,

    le soleil ne fait pas briller,

    les secrets bien gardés à l’ombre des calanques.

     

    Là-bas,

    le mistral a beau s’acharner,

    à souffler tant et plus, il n’ôte pas le manque.

     

    Là-bas,

    le regard perdu dans la mer,

    laissant mélancolie perfuser en langueur.

     

    Là-bas,

    la demoiselle est solitaire,

    le cœur au ralenti et les pensées ailleurs.

     

    Là-bas,

    je ne suis dans doute qu’un fantôme

    enveloppé de brouillard qui danse et tourbillonne.

     

    Là-bas,

    un jour peut être je serais l’homme,

    dont l’âme sait réchauffer la peau qui frissonne.

     

     


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    Il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente.

     

    Camille Claudel


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    Libérez moi l’azur, je prends le taxiway

    J’ai besoin de m’extraire les ailes de ce bourbier,

    M’arracher à l’emprise des horloges implacables

    Phagocytant mes jours et mes nuits si semblables.

     

     

    M’imploser les poumons à grands coups d’oxygène,

    Me shooter à l’ivresse d’un vol en altitude,

    Loin des déchets sonores au goût lacrymogène

    Qui me piquent les yeux de leurs incertitudes.

     

     

    Trouver enfin la paix, le repos, la quiétude,

    Qui chante au doux murmure de la source du vent,

    Glisser en méridien, changer de latitude,

    Atterrir, me poser… Non !...Encore un instant.

     

     

    Laissez moi me griser, caresser les nuages,

    Laissez moi dériver au gré de ce voyage,

    Me sentir enfin libre, sans contrainte, sauvage,

    Comme à ceux de Brassens, ces oiseaux de passage.

     

     

    Et la tête lavée des quotidiens tracas,

    Reprendre simplement le cours du temps qui passe,

    Redéposer mes pieds dans les traces de mes pas,

    Et suivre ce chemin où le destin me place.

     

     

     

     

    N'allez pas me prendre pour un ange...

    Juste un peu fatigué en ce moment...

    Mais je ne vous oublie pas...

     


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