Mélancolie,
En brume vaporeuse qui descend sur mon cœur
Tu t'installes insidieuse en un hiver langueur.
Il neige sur mes jours qui furent parfois meilleurs.
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Mélancolie,
Tes pas sont dans mes traces, ta piste suit la mienne
Tu te veux comédie mais tu es tragédienne
Faisant grossir le lit du ruisseau de mes peines.
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Ton étreinte de glace noircit mes souvenirs
Tu pièges dans ta nasse et mes joies et mes rires
A la pensée tenace des maux de ton empire.
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Je fixe sans les voir les années qui défilent
Croisant tes avatars, tes costumes habiles,
Tes improbables histoires, larmes de crocodile.
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Comtoise qui martelle avec application,
Le rythme de ma vie, mes déambulations.
Tes aiguilles sourient avec délectation.
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Où sont mes amours mortes ? Et celles à venir ?
Pourquoi le vent m'emporte-t-il sans s'affaiblir
A des années lumière des cœurs où me blottir ?
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Transformiste étonnante, experte en illusion,
Tu as fait de ma vie un parcours d'émotions
Qui ne furent pourtant jamais à l'unisson.
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Je me suis épuisé, las de ces décalages
Tes ruses ont sur mon cœur causé bien des dommages,
La joie a levé l'ancre, me laissant au mouillage.
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Chimères que tu fis naître, histoires inachevées,
Passion sans réciproque, désirs inavoués,
A deux, mais solitaire, sans réciprocité.
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Au loin le jour se lève, je sens le vent qui glisse,
Je rêve du silence en éternel complice
Capable d'arrêter le cycle des éclipses.
<o:p> </o:p>Mélancolie,
Les sillons de ma vie, creusés sur mon visage
Se remplissent de pluie aux larmes de passage,
Mes paupières se referment, jusqu'au prochain orage...